Delphine et ses dames

La présidente de France Télévisions examine de très les performances de ses chaînes en cette rentrée 2016, qui voit les nouvelles émissions mises à l’antenne peiner à s’installer. Il en va de même pour certains visages féminins de France 2 qui interrogent Delphine Ernotte. Trois d’entre elles aiguisent l’attention d’une pédégère particulièrement attentive et dont l’inquiétude est partagée par nombre de cadres de sa maison. Par ordre de  préséance :

 

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Elise Lucet

 

Installée à la tête d’Envoyé spécial la très, (très), indépendante journaliste de France 2 apparaît comme un trublion incontrôlable et une vestale de l’info intouchable. Imposée par Michel Field à la tête d’un magazine qui se promet d’être décapant, cette voltigeuse de l’info, à qui l’on doit notamment une enquête urticante sur l’affaire Bymalion (diffusée ce soir, dans sa totalité) est le caillou dans la chaussure. Si d’aucuns contestent en interne le courage et les qualités de cette journaliste, véritable figure de la maison, sa propension à dégoupiller sans crier gare donne des frissons. En tous les cas à sa pédégère. Le caractère inquisitoire de nombre de ses reportages et ses mises au pilori, sans aucun préavis, inquiètent. A Michel Field de canaliser les ardeurs d’une journaliste farouchement défendue par la rédaction de France 2: pas une mince affaire pour celui qui a déjà eu avec Elise Lucet de rugueux échanges. Notamment  à l’occasion de la diffusion dans le journal de France 2 d’une interview à charge contre Nicolas Sarkozy de Franck Attal, l’un des acteurs clé de l’affaire Bygmalion.

 

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Charline Vanhoenacker

La chroniqueuse de France Inter, si piquante sur France Inter, s’est lamentablement vautrée le 15 septembre face à Nicolas Sarkozy. La pauvreté et la légèreté de son billet ont créé une gêne sur le plateau, où son allusion à Paul Bismuth ne fut pas du meilleur goût. Se pose, au-delà de sa prestation, la question de la présence dans ce type d’émissions de chroniqueurs ou de chroniqueuses supposés apporter, au terme de l’exercice, une ponctuation souriante. Or ce ne fut pas le cas. Réduire ainsi la politique à quelques saillies d’une qualité discutable est une erreur. Caustique sur Inter, l’intéressée n’a pas fait rire ce soir-là. Delphine Ernotte, qui évoque cette question en privé et s’en inquiète, a demandé des réglages. Il n’est pas sûr que Charline Vanhoenacker fasse de vieux os sur ce plateau – notamment en pleine séquence présidentielle- dans un tel registre et avec de telles prestations.

 

 

 

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Vanessa Burggraf

Épinglée par les réseaux sociaux au soir de sa première apparition, la chroniqueuse de Laurent Ruquier dans On n’est pas couché, sur France 2, n’est plus sur les tablettes de Delphine Ernotte, qui partage le sentiment des internautes. N’ayant visiblement pas trouvé sa place sur ce plateau, la très peu avenante Vanessa Burggraf, dont on critique les postures erratiques et le ton sentencieux, aura beaucoup de difficultés à se maintenir. Un sentiment que partage, là encore, la pédégère de France Télévisions. Difficile pour autant de sacrifier aussi vite celle qui peine à se hisser au niveau de ses trois prédécesseurs, Audrey Pulvar, Natacha Polony et Léa Salamé. On espère à France Télévisions qu’avec le temps, celle-ci progresse et finisse par trouver un ton et quelque chose qui ressemble à de l’empathie. A sa décharge, les audiences du rendez-vous de Laurent Ruquier, qui témoignent de la solidité du programme.

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1 Comment
  • Chronos75
    septembre 30, 2016

    Delphine Ernotte a accordé plus que le droit à l’erreur à un certain … Michel Field, son directeur de l’info qui enchaîne boulette sur boulette, est rejeté par ses troupes (motion de défiance), épinglé pour sa collusion avec les politiques, épinglé pour ses ménages, épinglé pour ses déclarations sexistes (Léa Salamé choisie car « sexy ») : la liste est si longue qu’on croirait un gag.
    Et elle voudrait sortir Charline au motif que sa toute première prestation était moyenne? D accord, mais la seconde chronique, face à Montebourg, bien plus drôle.
    Accordons a Charline le droit de se planter une fois, on ne peut pastoujours être bon du premier coup. Laissons la trouver son ton, sir Inter elle est inimitable.
    Qu’Ernotte applique à tout le monde la tolérance qu elle a pour Field.