Rentrée meurtrière pour France 2 et Canal+

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L’effondrement des après-midi de France 2, où l’ensemble des émissions fraîchement installées piquent du nez, ainsi que l’érosion constante  des rendez-vous de début de soirée de Canal+ (Grand et Petit journal), constituent un événement riche d’enseignements. Première observation: la fulgurance, pour ne pas dire la brutalité, de la sanction est une première. Là où il y a encore quelques années, quand les réseaux sociaux n’avaient pas cette emprise sur ce marché, un programme trouvait le temps de s’installer, aujourd’hui, passées les 24 heures, la messe est dite: la sanction digitale a remplacé le bouche-à-oreille, Twitter et Facebook sont devenus les juges de paix d’un métier auréolé ou décapité en 140 signes.

Ainsi de Cyrille Eldin sur Canal+ qui ne se relèvera pas des critiques dont il est la cible depuis quelques jours: Pour celui qui a remplacé Yann Barthes aux commandes du Petit journal une remontée de l’audience est totalement illusoire. Outre quelques critiques malvenues sur son prédécesseur, qui ont mis le feu à la toile, c’est le dévoiement même de ce programme qui est pointé du doigt : Transformé en une émission de « Stand up », le Petit Journal est devenu une spéciale Eldin qui frôle l’indigestion. Ce que l’on appréciait en 2’30 devient roboratif. C’est oublier en effet qu’il ne suffit pas d’avoir un brin de talent pour s’approprier un concept aussi spécifique. Incarné par Yann Barthès, le Petit Journal était forcément une marque difficile à remettre entre les mains du premier venu, aussi talentueux soit-il. De même du Grand Journal : la sagacité et l’intelligence de Victor Robert ne suffisent pas à faire décoller un programme d’une grande pauvreté. Des chroniqueurs d’un niveau très inégal, des textes plus que moyens, un casting d’ensemble confondant et en coulisses, une rédaction en chef peu inspirée: il est à craindre que cette énième version du Grand Journal connaisse des lendemains sombres.

Même chose sur France 2 où le pire est à craindre. Vincent Meslet, le patron des antennes, qui l’a compris, a d’ores et déjà promis des réajustements et des sanctions à l’horizon de la fin de l’année. Mais décembre semble un horizon bien lointain pour des programmes aux audiences en berne. Là encore, on ne comprend pas. Costume trop grand pour animateur en souffrance? Le délicieux Thomas Thouroude, qui affichait des audiences confidentielles sur Canal+, est visiblement en grande difficulté avec AcTualiTy. Bienvenu en plateau inconnu : Frédéric Lopez propose quant à lui une émission indigente et tristement clonée sur ses précédentes. Quant à Amanda, en chute libre cette émission attendue, mais dont on peine à expliciter le concept, est d’ores et déjà condamnée.

Si bien qu’après quelques jours et des débuts balbutiants les choses semblent d’une grande clarté. Les après-midi de France 2 sont en l’état destinées à disparaître. Heureusement, Nagui est là, qui sauve le navire du naufrage.  Si bien que le match de l’access, sans surprise, va se jouer entre ce dernier, Yann Barthes, sur TMC, Anne-Sophie Lapix sur France 5 et Cyril Hanouna, sur C8, TPMP restant une mécanique de précision indéboulonnable, car tout simplement extrêmement bien produite et conduite.

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