Affaire Polnareff: ces pièces médicales fantômes qui manquent cruellement au dossier.

 

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L’affaire Polnareff s’apprête à prendre un tour judiciaire avec ce bras-de-fer qui oppose, depuis deux semaines maintenant, un producteur, Gilbert Coulier, à l’artiste susnommé. Décidé depuis le premier jour de ce feuilleton vaudevillesque à faire toute la lumière sur la réalité de l’état de santé de celui qui a trouvé refuge depuis sa sortie de l’American Hospital, jeudi dernier, dans un palace de la proche banlieue parisienne (où il sablait le champagne ), Gilbert Coulier et ses avocats accumulent les éléments à charges. Car comme l’a révélé le JDD, sous ma signature, d’épaisses zones d’ombre continuent d’envelopper un rapport médical « bien léger », si l’on croit tous ceux qui en ont eu accès. Interrogés, ces lecteurs attentifs, dont un médecin mandaté pour l’occasion, ont éclaté de rire au vu d’un compte-rendu qui ne contient, notamment, aucune angiographie, scanner ou IRM de quelque sorte que ce soit: des examens obligés pour toute personne atteinte d’une embolie pulmonaire. C’est la raison pour laquelle Gilbert Coulier et ses avocats exigent l’entièreté d’un rapport médical, qu’ils qualifient aujourd’hui de « parcellaire » et d’«incomplet»

A cette absence, pour le moins troublante, de pièces probantes s’ajoute une réalité toute aussi déconcertante: admis le 3 décembre à l’hôpital américain de Neuilly, Michel Polnareff, dont le « diagnostic vital » sera engagé quelques heures plus tard, n’est pas mis à son arrivée au sein de cet établissement dans une unité de soins intensifs. Et pas moins dans un service de réanimation, comme c’est le cas en pareil situation d’urgence. C’est cet ensemble d’incohérences, auxquelles viennent s’ajouter toute une série de propos contradictoires, tenus depuis dix jours tantôt par Philippe Siou, le médecin personnel de l’artiste, tantôt par Fabien Lecoeuvre, son attaché de presse, qui oblige à penser que l’état de santé de celui qui ne souhaitait pas achever sa tournée Salle Pleyel, mais à Bercy, voire au Stade France, ou dans une salle à New York, fait toujours l’objet de lourdes suspicions. Mais il reste quelques heures encore à attendre, car c’est aujourd’hui, au plus tôt, que le médecin de Michel Polnareff devrait fournir à Gilbert Coulier et à ses avocats ces pièces probantes qui manquent si cruellement. Mais existent-elles vraiment?

 

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