Sous-représentativité des femmes sur TF1: le coup de gueule de Catherine Nayl

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Où sont les femmes ? La directrice de l’information du Groupe TF1, Catherine Nayl, s’insurge devant la faible présence des femmes dans les journaux de TF1 et envisage d’y mettre un coup d’arrêt. Car selon une étude interne menée entre mai et août, au cours de laquelle ont été analysées 63 éditions, seuls 34 % des intervenants dans les journaux de TF1 et 25 % des experts étaient des femmes. C’est ainsi qu’un  annuaire des spécialistes féminines sera remis aux journalistes de TF1 et LCI et des ateliers de formation ouverts pour « travailler sur la représentation des femmes et les stéréotypes», a-t-elle ajouté. Cette réflexion nous renvoie à l’éternel débat sur le nombre de femmes journalistes présentes à la télévision et sur les déséquilibres hommes-femmes sur les plateaux ou dans les studios. Au risque d’apparaitre un brin machiste, cette question est un non-sens. Car résonner de manière exclusivement quantitative ne répond pas à la seule question qui prime: l’expertise et le talent.

Je me fiche en effet qu’un expert soit de sexe masculin ou féminin, pour peu qu’il soit le meilleur. Le scandale n’est pas qu’il y ait plus d’hommes que de femmes parmi les politologues, sociologues et commentateurs de tous poil, interrogés sur les antennes, mais qu’ils (ou qu’elles) ne soient pas à la hauteur de l’expertise requise. Cette obsession des quotas conduit à des aberrations et des injustices. Ainsi du contingent de jolis minois apparus depuis peu sur la plupart des chaînes de ce pays. Sois belle et lis ton prompteur ! Là où on n’attend pas d’un homme qu’il soit une gravure de mode pour présenter un JT ou pondre un commentaire, la femme, elle, semble devoir répondre en premier lieu à des critères physiques. C’est ainsi que les chaines prennent un soin maniaque à choisir des profils qui répondent à une certaine forme de joliesse. Quand la question ne se pose pas pour un professionnel masculin, dont l’embonpoint disgracieux ne sera jamais relevé. On met ainsi au défi TF1 et France 2 d’accepter l’idée de mettre à l’antenne des femmes, journalistes ou expertes, qui ne répondent pas strictement aux canons de la beauté. Une miss météo en surcharge pondérale ? Une présentatrice du 20 heures de plus de 60 ans ? Une politologue aux expressions peu gracieuses ? Chiche ! C’est moins la question de la parité sur nos antennes que cette discrimination-là qui est sans doute le plus choquant.

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