Question à propos de l’affaire Mehdi Mekla: Twitter est-il une zone de non-droit?

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L’affaire Mehdi Mekla, du nom de cet ex-chroniqueur du Bondy Blog  et de  France Inter, installé en couverture du dernier numéro du magazine Les Inrocks, n’en finit plus de s’étendre. Rattrapé par son pseudo,  Marcelin Deschamps, l’auteur d’une série de tweets à caractère homophobe, raciste et antisémite, s’enfonce peu à la        lueur d’une prose abjecte, dont il ne parvient plus à se défaire. Tout aussi extravagante et intenable, la position du  directeur de la rédaction des Inrocks, Pierre Siankowski, qui affirme  cette semaine, dans un édito, qu’il ignorait non seulement tout de l’existence de cette pauvre littérature, mais qui  ajoute n’avoir de compte à rendre à quiconque.

Dégoulinante et poisseuse, cette affaire voit depuis quelques jours un certain nombre de journalistes monter en ligne pour dénoncer son caractère nauséeux. Ainsi que l’irresponsabilité et la désinvolture du patron des Inrocks. C’est le cas, entre autres, de la journaliste d’Europe 1, Natacha Polony, qui a vertement réagi. Une réaction salutaire. Pour celles et ceux à qui aurait échappé l’historique de cette triste affaire, ces quelques tweets signés de Marcelin Deschamps, alias Mehdi Mekla : « Faites entrer Hitler pour tuer les juifs » (24 février 2012) ; « Je crache des glaires sur la sale gueule de Charb et tous ceux de Charlie Hebdo » (30 décembre 2012) ; ou encore, « Vive les PD, Vive le Sida avec Hollande » (3 décembre 2013)

Comment, ce personnage a-t-il pu passer à travers les gouttes, pendant près de cinq ans, jusqu’à s’installer posément, le 16 février dernier, sur le plateau de La Grande Librairie, sur France 5, où il y faisait la promotion, d’un livre ( coécrit avec Badroudine Saïd Abdallah), Minute, aux éditions du Seuil ? Comment, au fil des ans, ces deux francs-tireurs, ont réussi à creuser leur sillon et berner une partie des médias bien-pensants, (d’Arte à Télérama), jusqu’à mettre un pied à la Fondation Cartier? Et comment se fait-il que la justice n’ait pas été encore saisie, compte tenu de l’extrême gravité des faits? Sauf à penser que Tweeter et les réseaux sociaux seraient une zone de non-droit.

 

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