Altice Média contraint de se séparer de la version papier de Libération?

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Dans la perspective, imminente, d’une prise de contrôle total de Next Radio (maison-mère de BFM TV  et de RMC),  dont il détient pour l’heure 49%, le patron d’Altice Média, Patrick, Drahi, va-t-il  se trouver dans l’obligation de se séparer du quotidien Libération, en tous les cas dans sa version papier? Car la loi de 1986, sur la communication audiovisuelle, inchangée sur ce point, à ce jour, semble claire : un même opérateur ne peut disposer, en même temps, d’une télévision nationale, « permettant la desserte de zones dont la population  atteint quatre millions d’habitants »,  d’une radio « permettant la desserte de zones dont la population  recensée atteint 320 millions d’habitants » et d’un quotidien « d’information politique et générale », à vocation nationale.

Or c’est l’exact cas de figure d’Altice Média, qui a dans son giron plusieurs canaux télé (dont la solide BFM TV), une radio nationale (RMC) et le quotidien Libération : un triptyque en complète opposition avec la loi. Mais voté et promulgué en 1986, (c’est-à-dire du temps de la préhistoire) ce texte, terriblement obsolète, n’aborde pas la question du numérique, inexistant à cette époque. Si bien que la version digitale de Libération, son site internet, ne rentrerait pas dans le cadre d’un texte de loi que le Sénat propose aujourd’hui de largement assouplir, amender. Ce que conteste le président de Next Radio, Alain Weill, qui nous indique que Libération n’atteignant pas 20% du total de la diffusion de la presse quotidienne nationale, il ne serait pas inquiété  par la législation en vigueur. Et donc, intouchable.

 

 

 

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