Dmitri Rybolovlev ou le roman noir d’un oligarque triomphant au cœur du « monacogate »

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Il a grandi au fin fond de l’Oural, dans une ville minière aux sous-sols gorgés de potasse  (Perm), devenu son eldorado. Profitant de l’invraisemblable mouvement de privatisations, lancé au début des années 90 par Boris Elstine, quand l’ex URSS n’est plus qu’un Far-West, il a racheté pour le prix d’un duplex dans le 16e arrondissement parisien, Uralkali, une entreprise minière qu’il a revendu quinze ans plus tard, en 2012, 9 milliards de dollars. Il s’est ensuite carapaté de Russie après que Vladimir se soit penché sur les fortunes amassées, en un clin d’œil, par une poignée de jeunes oligarques. Et qu’il ait fait un an de taule pour un crime dont il a été finalement blanchi.

Dmitri Rybolovlev, dont le nom était inconnu du grand public jusqu’à ce qu’il s’installe à Monaco en 2012, où il a racheté et restauré l’ASM, le club de foot du Rocher et le jouet du prince Albert, est aujourd’hui en « une » des journaux. A la rubrique affaires et combines à grandes échelles et en tous genres. Car cet oligarque, parmi les plus influents du moment, familier de Di Caprio et de la jet-set internationale,  était jusqu’à ces derniers jours non seulement l’homme le plus puissant de Monaco, après le prince, mais également une personnalité reine à Chypre (où il possède l’ile de Skorpios, l’ex bijou des Onassis). Ainsi que le propriétaire de la villa de Donald Trump à Palm Beach, en Floride, (racheté en 2012 pour 100 millions de dollars), dont il a financé une partie de la campagne.

Bien qu’il s’en défende, ce bienfaiteur de Trump, qui avait installé à la vice-présidence de  Bank of Cyprius dont il est un puissant actionnaire, au milieu des années 2000, l’actuel secrétaire d’état au commerce à la Maison Blanche, Wilbur Ross, a accompagné le milliardaire américain dans son ascension politique. Au point que les services du FBI et le Sénat, aux Etats-Unis, enquêtent sur le rôle qu’il aurait pu jouer dans les relations sous-terraines entre le Trump candidat et le Kremlin. Les enquêtes sont toujours en cours.

Dmitri Rybolovlev, c’est aussi le divorce le plus cher de l’histoire: Elena, son ex-épouse ukrainienne, aujourd’hui genevoise, l’a quitté avec un chèque  de 600 millions d’euros. Et celui qui s’est constitué avec le concours du marchand d’art, Yves Bouvier, une collection de 37 tableaux d’exception (Picasso, Matisse, Modigliani, Rothko, Chagal…) pour la somme de 2 milliards, s’est mis dans la poche tout ce que Monaco compte de leviers: flics haut placés, hommes d’affaires, ministres et magistrats.

Jusqu’à ce que la bombe du « Monacogate » explose à la mi-septembre, avec la démission et la mise en garde à vue du Garde des Sceaux de la principauté, Philippe Narmino, et la    mise à jour des liens de connivence, ténus et incestueux, entre cet oligarque tout-puissant, aujourd’hui sous les projecteurs et en grande difficulté, et l’ensemble de l’appareil politico-judiciaire du Rocher.

Publié chez First, ce livre, fruit d’une enquête de dix-huit mois, de Chypre à Genève, de Londres à Monaco, est son histoire. Une plongée exotique et effarante dans les coulisses d’une oligarchie triomphante et vérolée

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1 Comment
  • bruce Lamarche
    septembre 27, 2017

    Une vraie ordure ce Russe. Et il donne un bien vilaine image de ce que peut être un Russe qui s’est enrichi sur le dos des petites gens et ouvriers, en recourant même à l’élimination physique des gens qui le gênaient !