Les trois raisons qui ont poussé Gilles Pélisson à nommer Thierry Thuillier à la tête de l’info de TF1

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Thierry Thuillier, directeur général de LCI, il est l'invité du Buzz Media Le Figaro.

Si la nomination de Thierry Thuillier à la tête de l’info de TF1 ( en remplacement de Catherine Nayl) était pour ainsi programmée depuis sa récente prise de fonction aux commandes de LCI, la soudaineté de cette révolution de palais a surpris. On savait, en effet, l’ancien patron de l’info de France Télés en réserve de la République sur son strapontin, prêt à changer de casquette au premier coup de grelot de Gilles Pélisson, le PDG du groupe. Ce dernier n’aura pas attendu très longtemps pour nommer celui qui était arrivé à l’été 2016 sur LCI, précédé d’états de service ronflants: à la tête d’I TELE, d’abord (dont il a fait les beaux jours) et de l’info de France Télévisions, ensuite, qu’il a également requinquée aux côtés de son compère et ami, David Pujadas.

Trois raisons expliquent la décision de Gilles Pélisson.

  1. Des rapports compliqués avec Catherine Nayl, d’abord. A l’évidence la greffe n’a pas prise. Le très pragmatique PDG de la Une n’a semble-il pas trouvé le lien avec celle que Nonce Paolini avait installée et protégée jusqu’à son départ. Martin Bouygues, lui-même, la considérait. Jusqu’à ce que le vent ne tourne…
  2. L’urgence de la réforme, ensuite. Gilles Pélisson qui est décidé à profondément restructurer l’information du groupe, en accélérant, à l’heure de la « convergence » et du digital, les fusions des différentes rédactions du groupe et en y intégrant le numérique à tous les niveaux, veut accélérer le pas. Or le savoir-faire et l’expérience en la matière de Thierry Thuillier semblent être un gage d’efficacité. Les rédactions de C News (autrefois ITELE) et de France Télés ont pu le mesurer. Journaliste pugnace et autoritaire, l’homme est parfaitement armé pour le poste. Et Gilles Pélisson fait un manager pressé de marquer de son empreinte son statut de PDG de la première chaine généraliste d’Europe. Un gros chantier attend ainsi le nouveau promu.
  3. L’arrivée d’Anne-Sophie Lapix à la présentation du 20 heures de France 2, enfin. Si l’intéressée n’a pas renversé la table, ni magistralement creuser l’écart avec le JT de Gilles Bouleau, – qui maintient son cap- sa seule arrivée a suffi à créer une sorte d’ébullition dans le Paf. Un buzz positif qui a sans doute pesé (mais à la marge) dans la réflexion du PDG de TF1. Un patron à l’évidence soucieux de mettre l’info de « La Une » sur de nouveaux rails.
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1 Comment
  • Trox
    octobre 8, 2017

    Il manque quand même un paragraphe sur les grosses boulettes de C. NAYL