La rédactrice en chef de la webtélé mélenchoniste, Le média, virée avec fracas

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Rédactrice en chef de la webtelé « Le Média », fondée par des proches de Jean Luc Mélenchon et lancée il y a quelques semaines, Aude Rossigneux vient d’être virée avec fracas. La journaliste l’a elle-même annoncée dans une lettre publiée par le site internet Electron Libre, dont voici quelques extraits: un texte qui laisse à penser que de vives tensions agitaient l’équipe en charge de ce projet balbutiant.

 

Chers pilotes, copilotes, stewards et cher(e)s camarades,

Hier, l’annonce de mon éviction du journal, et de mon licenciement du Media m’a assommée au point que je n’étais pas en mesure de répondre comme je l’aurais voulu. (…)

Je suis arrivée au Média parce qu’on est venu me chercher.

J’étais alors la femme de la situation, parée de toutes les vertus. Trop, peut-être… L’idée d’une télé différente, engagée mais libre, portée par ses téléspectateurs et non par l’argent, d’une rédaction unie par un idéal commun mais où seraient respectées les individualités m’a enthousiasmée.

Je m’y suis lancée à corps perdu, et pendant la période de pré-lancement, j’ai été envoyée au charbon chez les confrères plus ou moins bien disposés, pour présenter et défendre le projet. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je me suis exposée… (…) 

Tout ce travail, je l’ai fait bénévolement, sans recevoir un sou pendant plusieurs mois. Je ne le regrette pas, je demande seulement qu’on s’en souvienne.

Pendant la période de lancement proprement dite, je n’ai pas davantage ménagé ma peine. L’organisation, qui n’est pas mon fait, était sans doute perfectible.

L’autogestion c’est plus simple sur le papier que sur le terrain. Mais il a bien fallu faire avec. Et on a fait ! Jusqu’à la limite de nos forces.

Ce devrait être une préoccupation majeure du Comité de pilotage : les troupes sont toujours motivées, mais épuisées, et pas loin du « burn out » comme le montrent plusieurs arrêts de travail.

Dois-je porter seule la responsabilité des difficultés, des tensions, et des imprécisions de réglage ?

En quoi ai-je démérité ? Qu’est ce qui me vaut ce traitement d’une violence et d’une brutalité qui me laisse dans un état de sidération.

Une brutalité qui n’est pas exactement conforme à l’idée que chacun se fait d’un « management » de gauche.

Une brutalité qui serait peut-être un sujet pour LeMédia si elle était le fait d’un Bolloré…

(..) Le Comité de pilotage s’honorerait en m’expliquant en quoi je mérite à présent cet excès d’indignité.

 

 

 

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