La présidente de la CNIL favorite pour la présidence du CSA

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Le CSA s’apprête à changer de patron…. Nommé  le 24 janvier 2013, pour cinq ans, par François Hollande, à la tête du Conseil  supérieur de l’audiovisuel Olivier Schrameck va laisser sa place dans les jours à venir. Comme évoqué dans le JDD, c’est pour Emmanuel Macron sa toute première nomination dans l’audiovisuel depuis son installation à l’Elysée: une désignation qui intervient dans un contexte de tension entre l’exécutif et des médias télés mis en cause pour leur couverture de la crise des Gilets jaunes. En ligne de mire de l’Elysée,  BFM TV dont le travail est pointé du doigt.  Alors qui à la tête d’une institution?  Plusieurs noms (toutes des femmes) circulent dans les allées du pouvoir.

Le chef de l‘état penche en effet pour la désignation d’une femme à la tête d’un organisme de régulation qui n’a connu depuis 1982,  (date de la création de la Haute-Autorité), c’est-à-dire en trente-sept ans, qu’une seule et unique présidente, la journaliste Michèle Cotta.

On cite d’abord le nom de la directrice du Centre national du cinéma, Frédérique Bredin, même si celle-ci aurait récemment fait savoir que le poste ne l’intéresse pas. Il y a également   celui de Laurence Franceschini, une technicienne des médias longtemps à la tête, à Matignon, de la Direction générale des médias et des industries.  Ou encore de Nathalie Sonnac, un membre du CSA nommé par Claude Bartolone, candidate celle-ci à la succession d’Olivier Schrameck.

Mais c’est une quatrième personnalité qui semble avoir les faveurs d’Emmanuel Macron : la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Isabelle Falque-Pierrotin Installée à la tête de la CNIL en septembre 2011, cette proche d’Edouard Philippe tiendrait d‘autant plus la corde que l’hypothèse d’un rapprochement entre un régulateur chargé, d’un côté, de veiller, dans l’univers numérique, à ce qu’internet ne porte atteinte ni aux droits de l’homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles et un second dont la mission est de garantir les équilibres économiques, technologiques et éditoriaux de l’audiovisuel, fait son chemin.

Quant au sortant, Olivier  Schrameck, il brigue depuis plusieurs mois un poste au Conseil constitutionnel.

 

 

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