Casse-tête pour la direction du CNC: le favori de Macron susceptible de conflits d’intérêt.

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C’est le producteur Dominique Boutonnat qui s’apprête à remplacer Frédérique Bredin à la tête du Centre national du cinéma. Un choix arbitré à l’Élysée par le chef de l’État.  Ce producteur n’est pas un inconnu. Il avait remis en mai dernier un rapport sur le financement privé de la production et de la distribution cinématographique et audiovisuelle au ministre de la Culture Franck Riester. Rapport qui lui avait été commandé par Emmanuel Macron. C’est donc à l’Élysée que s’est tranché le sort de celle qui dirigeait jusqu’à ce jour le CNC. Et qui quittera ses fonctions le 13 juillet. Nommée en juillet 2013 par François Hollande, qui l’avait renouvelée dans ses fonctions fin juin 2016, Frédérique Bredin (62 ans) pensait être reconduite. Mais l’Elysée et son locataire en ont décidé autrement. Depuis de nombreuses personnalités se bousculaient au portillon.

Mais il n’est pas impossible que le ministère de la Culture et  le Château demandent à la sortante de rester quelques semaines de plus, le temps que se règle une question centrale…En effet la candidature de Dominique Boutonnat va devoir être examinée par le Conseil déontologique qui statue sur la possibilité de conflits d’intérêt pour des responsables dont la fonction peut poser problème. C’est le cas de ce producteur à qui l’on risque fort de reprocher d’entretenir demain à la tête du CNC des liens de consanguinité avec le métier qu’il exerce de longue date dans le cinéma et l’audiovisuel. Notamment à travers ses rapports avec des Sofica, ces sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel créées en 1985.

C’est ainsi que le conseil des ministres de ce jour ne pourrait pas nommer aujourd’hui celui qui devra d’abord passer sous les fourches caudines d’un Conseil déontologique particulièrement regardant. Seule question : Frédérique Bredin, qui peut s’estimer avoir été maltraitée dans cette affaire par l’Élysée, acceptera-t-elle de faire un peu de « rab » afin que le cas Boutonnat se règle sur le plan juridique et déontologique ? Rien n’est moins sûr.

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