Braquo, la "Flic Story" d'Olivier Marchal ce soir sur Canal+.

 
 

Que faut-il penser de Braquo, la nouvelle série noire dont Canal+ défouraille le premier épisode ce soir ? Ecrite par Olivier Marchal cette série, interprétée par une galerie de comédiens bien castés, sent bon la sueur et la testostérone: à vous décourager d’aller déposer une main courante dans un commissariat parisien…Résolument noire et totalement machiste, cette très flippante saga policière, qui s’inscrit dans la lignée des productions de Canal+, -d’Engrenages à Mafiosa, en passant par Scalp- est d’abord un  efficace copié-collé des films dont Olivier Marchal a désormais la maîtrise: ambiance noire à souhait, flics toujours entre deux eaux, moitié bons samaritains, moitié voyous, tantôt au bord de la déprime et du coma éthylique, tantôt à un doigt de la révocation pour cause de bavure…

On retrouve là bien des ingrédients d’une série comme The Shield, qui campe depuis quatre ans une poignée de policiers ripoux, évoluant en marge du système, mi-anges, mi-démons. Evidemment il faut aimer l’argot, la tabagie et les interrogatoires dignes de la rue Lauriston. Mais j’avoue m’être laissé embarquer par l’univers crasseux de ces flics à la dérive, décidés à sauver la veuve et l’orphelin en appliquant parfois des méthodes en vogue à Guantanamo.

Et c’est ce qui peut déranger ou choquer dans cette série. Olivier Marchal s’est fait en effet le chantre d’un cinéma policier hyper réaliste. Ayant fait partie de la «maison», chacun de ses films se veut ainsi la traduction d’une réalité policière toute crue, qu’Olivier Marchal transposerait sans tamis et avec minutie. Chacune des interventions publiques du réalisateur tend ainsi à accréditer l’idée que ses œuvres sont tout l’inverse de la caricature, mais le reflet fidèle de l’univers de la « flicaille », l’envers du miroir, la face cachée de nos commissariats. Bref, avec Braquo, nous ne serions pas, à l’entendre,dans le simple cadre d’une fiction, mais face à une reconstitution scénarisée d’un univers. Si c’est vraiment le cas, c’est un peu inquiétant.    
 

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5 Comments
  • Loi des séries
    octobre 12, 2009

    Renaud, révisez vos classiques (et surtout, évitez de mentionner les séries américaines car c’est visiblement un sujet que vous maîtrisez très mal…)
    « The Shield » n’est pas diffusée « depuis 4 ans », mais l’a été :
    – de 2002 à 2008 sur la chaîne câblée FX aux Etats-Unis
    – en France, depuis 2003, par Jimmy, Canal+, France 3, NT1, 13ème rue, …

  • Michel
    octobre 13, 2009

    Bon : j’ai regardé hier soir le premier épisode, et j’ai essayé de « donner la chance au produit » jusqu’au deuxième… mais je n’ai pas tenu. Suis allé me couché – me suis ennuyé sec.
    J’ai adoré The Shield, et je suis vraiment fan de The Wire. En soi la violence ne me gène pas en tant que telle. Ici, elle est légitime dans l’histoire et le contexte. Ce n’est donc pas cela qui m’a empêché d’aimer. Ce n’est pas non plus les faits (The Shield ou The Wire ne sont pas des séries roses !).
    Non, c’est la forme, l’esthétique, l’esthétisation de l’ensemble qui ne correspond à rien. Dans The Shield, il y a une véritable osmose entre le fond et la forme : caméra à l’épaule, etc. Ici, ça se veut reproduire mais avec éclairage clair obscur, etc. Trop d’esbroufe, d’effets…
    Bref, ça se veut brut, et c’est toc.
    « 36 » était bien ; « MR 73 » recélait les mêmes avanies…
    Grosse déception.

  • walle
    décembre 4, 2009

    j’aimerai connaître la marque des blousons en cuir que porte jean hugues anglade dans la série.
    merci pour votre aide !

  • AdrienneRocha29
    mars 27, 2010

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  • BENITAH
    décembre 14, 2011

    Excellente série comme toutes les séries et films que réalise olivier MARCHAL,merci de ne pas être resté ndans la police, j’attends avec impatience la suite le 3. J’aimerais connaitre moi aussi la marque du blouson porté par J.LUC ANGLADE excellent comme tous les acteurs. Merci de votre réponse.