Martin Bouygues, nouvelle carte médiatique de François Hollande

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Le propriétaire de TF1, Martin Bouygues, dont les relations avec Nicolas Sarkozy se sont nettement distendues, est devenu le protégé ( et l’une des cartes médiatique) de François Hollande, après qu’un autre industriel, farouchement anti-sarkozyste celui-ci, François Pinault, ait joué les intermédiaires entre les deux hommes. Le chef de l’Etat, qui se défie de l’information de France 2, et en particulier du journal de 20 heures de David Pujadas, jugé hostile à son égard, caresse depuis plusieurs mois l’industriel dans le sens du poil. Tout comme les deux journalistes vedettes de la «La Une», Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray qu’il a récemment convié à déjeuner à l’Elysée. Hollande, qui s’agace de l’emprise de BFM TV sur le marché des chaines tout-infos, veut ainsi s’appuyer sur un axe TF1-LCI en vue de la présidentielle.

Aussi a-t-il pesé de tout son poids sur le président du CSA, Olivier Schrameck, (à qui pourrait échoir un siège au Conseil Constitutionnel ou un fauteuil de choix au Conseil d’Etat), afin que LCI décroche un canal sur la TNT. Tout comme il a personnellement orchestré l’arrivée de Bouygues dans le capital d’Orange. Dernier axe du dispositif médiatique de l’Elysée en vue de 2017, la création dans les plus brefs délais par France Télévisions d’une chaine tout-infos: un projet politique cornaqué directement par l’Elysée et son locataire, auquel le CSA, là encore, ne verrait pas d’obstacles au nom du pluralisme. Quant à Martin Bouygues, qui est d’un pragmatisme à toute épreuve, il a trouvé en François Hollande un allié de poids. Elle est loin l’époque qui voyait en 1995 cet empereur du BTP rouler pour Edouard Balladur: un candidat à l’élection présidentielle à qui TF1 déroulait alors le tapis rouge.

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